Détox digitale

Détox digitale

A l’ère du numérique, nous passons tous (pour la plupart d’entre nous au moins) beaucoup de temps sur internet, sur les réseaux sociaux, sur notre téléphone. On veut être toujours plus connecté, comme si c’était indispensable à notre survie, comme si on avait la sensation de rater quelque chose si on ne checkait pas son fil d’actu ou son feed instagram, comme si la qualité d’une relation se mesurait en nombre de textos ou appels échangés.

Alors, véritable addiction? Ou outil indispensable à notre quotidien?
Vous êtes les seuls à pouvoir y répondre! Je m’explique.

Comme pour tout dans la vie, les objets connectés deviennent une addiction dès lors où ils sont utilisés de manière abondante et abusive.
Selon une étude récente, les français passeraient en moyenne un jour par mois sur leur smartphone. Ramené à l’année, cela fait presque 15 jours. Du côté des 16-30 ans, il s’agirait même de 3,2h par jour soit une journée par semaine.

Il paraîtrait même que nous nous en servions « sans même nous en rendre compte », en débloquant l’écran de veille presque instinctivement, beaucoup (trop) de fois dans une journée.

Comment faire pour remédier à ça?

1/ La prise de conscience:

Il n’est pas toujours facile de savoir combien de temps nous passons sur nos smartphones lors d’une journée. Des applications peuvent calculer à notre place, comme par exemple, l’appli « moment ». Vous verrez le temps que vous passez sur les applis, mais aussi sur quelles applis. Ce qui vous permettra de savoir si vous rejoignez la moyenne de ce sondage, ou non. Si vous êtes un(e) addict(e), lisez la suite.

2/ Le questionnement:

La première chose à se demander est: est ce que cela me pose un problème de passer un jour par semaine sur des objets connectés? Et surtout, sur quels types d’objets? Et pour quelle utilité?
Il est clair qu’aujourd’hui, un smartphone devient indispensable pour gagner du temps par exemple lorsque nous devons aller quelque part et que nous avons besoin d’un GPS. Cela devient aussi indispensable quand vous êtes à l’extérieur et que vous avez besoin de consulter vos mails pros pour répondre au plus vite à vos clients.

En revanche, cela l’est moins quand il s’agit de surfer sur le web ou sur les réseaux sociaux. Il s’agit de trouver l’équilibre le plus juste possible par rapport à votre situation et à vos impératifs.

3/ L’amélioration:

Si on estime passer trop de temps sur le net, on peut décider de se mettre des objectifs pour diminuer son temps passé à surfer grâce à l’appli dont je vous ai parlé plus haut. Les balades en pleine nature en laissant son téléphone à la maison sont aussi de bons moyens de lâcher prise et de profiter de l’instant présent. Il est également possible de faire des retraites type « digital détox » pour se couper complètement, pour se reconnecter à son essence, à la nature et pour recharger véritablement ses batteries.

Veiller à utiliser son téléphone et les applis seulement pour ce qui est important et s’instaurer quelques pauses dans l’année pour prendre le temps de se ressourcer est pour moi la manière idéale de fonctionner. A vous de trouver votre idéal.

Le smartphone fait partie de notre quotidien. S’en servir devient facile, puisque nous l’avons toujours à portée de main. Nous disposons de moins en moins de temps, et ce genre d’outils peut nous faire gagner de précieuses minutes. Mais au détriment de quoi? Notre cerveau, tout son mécanisme en devient changé par rapport à il y a une dizaine d’années. Nous avons tellement l’habitude d’utiliser une calculatrice que pour la moindre opération, cela nous demande un effort plus important quand nous devons la faire de tête.

Ces outils au service de l’homme nous permettent de nous concentrer sur d’autres choses, plus essentielles que de faire un calcul. Et nous amènent aussi à libérer de l’espace dans notre cerveau pour n’y mettre que ce qui est véritablement important. Saviez-vous que le cerveau ne pouvait stocker qu’une quantité limitée d’informations?

En revanche, ils sont pour moi un « poison » dès lors où ils sont utilisés par facilité. Ils nous connectent au monde mais nous déconnectent de notre véritable essence qui est la nature. Parfois, nous ne sommes plus capable d’admirer la beauté d’un coucher de soleil, ou la splendeur de la nature. C’est aussi à ce moment là qu’ils altèrent nos échanges et relations avec autrui puisque nous réagissons à un nouveau texto en y répondant rapidement, comme s’il s’agissait d’une urgence. Il n’y a pas d’urgence en réalité… C’est nous qui la créons.

La seule urgence qui devrait exister est celle de notre bien être.

Belle soirée!

Anaïs